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Qui est Joël Robuchon ?

 

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Des villes aussi éloignées que Paris, Hong Kong, Macao, New York ou Londres abritent les différents concepts qui font partie de l’empire Robuchon. Nous sommes en présence d’un de ces chefs qui non seulement règne derrière les fourneaux d’un restaurant célèbre, mais le fait à l’autre bout du monde, dans les restaurants, dans les médias ou par le biais de son important travail d’édition. Un chef qui, depuis le début de sa carrière professionnelle, a accumulé des étoiles Michelin partout où il va et qui, pour beaucoup, est le meilleur du monde.

Le 7 avril 1945, l’homme qui devait devenir l’une des premières fourchettes au monde, le chef français Joël Robuchon, a vu la lumière pour la première fois. Un génie de la cuisine est devenu un entrepreneur, le roi des ondes (de la télévision) et un auteur prolifique de livres de cuisine, tant en français, sa langue maternelle, qu’en anglais. Formé comme chef de cuisine au Séminaire de Mauléon-sur-Sèvre, peu avant son quarantième anniversaire, son premier restaurant parisien, le Joël Robuchon a été élu meilleur restaurant du monde par le Herald Tribune. Même à l’époque, il avait une vaste expérience professionnelle, mais à la suite de cet événement, la carrière de Robuchon était imparable.

Aujourd’hui, le chef français a des établissements dans le monde entier, situés dans des villes aussi cosmopolites et variées que Londres, Paris ou Monaco, en Europe ; ou Tokyo, New York, Las Vegas et Macao, en dehors du Vieux Continent. Robuchon est bien représenté en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Bien que jusqu’à l’arrivée à la situation actuelle, sa trajectoire est passée par diverses phases.

Si vous voulez vous trouver dans les endroits où vous pouvez manger bien et sain, je vous conseille de vous rendre dans un meilleur restaurant à Genève. Là-bas, vous serez super bien accueillir et satisfait !

Faux retrait

Trois locaux à Paris, trois à Londres et un à Monte Carlo constituent le groupe d’établissements opérant en Europe sous la supervision et le sceau de Joël Robuchon. Le point de départ a été la capitale française ; plus tard, l’expansion s’est faite en dehors de ces frontières naturelles.

Pendant ses premières années à Paris, Robuchon a été classé comme le cuisinier le plus parfait du monde. En fait, avec lui à la barre, le restaurant qui porte son nom a reçu trois étoiles au Guide Michelin. En 1996, à un peu plus de cinquante ans, Robuchon a annoncé sa retraite. Il avait maintenu ces trois étoiles pendant treize ans, ainsi que les plus hauts standards de qualité, et voulait s’éloigner des cuisines pour se concentrer sur la télévision, le conseil, les œuvres littéraires… Il prétendait partir pour toujours, mais était-ce vrai ? Evidemment (bien qu’à l’époque, cela ne semblait pas si évident), non : Robuchon revenait pour révolutionner la scène gastronomique parisienne avec une idée commerciale qui a été définie comme le « prétendant à la porte » de la haute cuisine : la chaîne de restaurants L’Atelier, désormais présente sur les trois continents mentionnés ci-dessus.

La philosophie commerciale de L’Atelier (de toutes les villes dans lesquelles il est présent, seules Macao et Monaco n’ont pas de locaux de cette marque), est née en 2003 et a signifié à cette époque le début d’un nouveau concept à Paris. Il est situé dans l’Hôtel du Port Royal, rue de Montalebert, et son succès repose sur plusieurs piliers fondamentaux. D’une part, elle disposait d’une excellente équipe composée d’Eric Bouchenoire, Philippe Braun et Eric Lecerf en cuisine, de François Benot en pâtisserie et du sommelier Antoine Hernandez. Mais, d’autre part, il s’agissait d’un concept original consistant en une cuisine vue à l’intérieur d’un bar circulaire d’une capacité de 36 couverts, qui permettait au client d’observer comment les plats qu’il allait consommer étaient préparés, et d’organiser son repas en fonction de son appétit. En outre, le menu offrait la possibilité de déguster des plats classiques de Robuchon en format « tapa » et tous étaient accompagnés d’une sélection soignée de vins servis au verre. Un service attentif, une atmosphère chaleureuse et agréable et une cuisine impeccable dirigée par Robuchon lui-même ont complété la formule qui a été adoptée presque en même temps et dans le même format à Las Vegas, Hong Kong et Tokyo. Puis vint L’Atelier à Londres et à New York, où la possibilité de manger à des tables individuelles fut introduite – en plus du bar avec vue sur la cuisine typique de la marque – et où la décoration prit plus d’importance que dans ses établissements frères.

Avec L’Atelier, Robuchon revient au premier plan de la gastronomie actuelle et la marque devient la figure de proue de sa nouvelle étape professionnelle. L’année 1960, alors qu’il n’était qu’un apprenti chef, est loin d’être terminée, ou même 1981, lorsqu’il rejoint le restaurant Jamin à Paris qui, plus tard, avec lui comme chef de cuisine, obtient les trois étoiles Michelin. Il a également été laissé pour compte en 1987, lorsqu’il a remporté le prix du chef de l’année en France, ou en 1990, lorsqu’il est devenu le chef du siècle, pour ne citer que quelques-unes des nombreuses récompenses qu’il a obtenues au cours de sa carrière. Tant de réalisations ont été laissées de côté, au profit de celles qui sont venues plus tard, qu’elles n’étaient pas peu nombreuses. l

Robuchon à la télévision

Lors de la dernière édition du salon international de la gastronomie, MadridFusión, qui s’est tenu du 21 au 24 janvier, Joël Robuchon a été honoré avec six autres télécookers. Un hommage bien mérité, puisque dans ce cas particulier, Robuchon a accumulé une grande expérience du petit écran.

Depuis plus de dix ans, Joël Robuchon, avec son collaborateur Guy Job, tient la vedette dans une section d’un magazine quotidien de télévision, dans laquelle ils donnent tous deux une leçon de cuisine en direct au public. Chaque semaine, un chef invité vient à l’émission, qui, avec Robuchon, présente des recettes, des trucs et des techniques.

Si on me demandait de vous suggérer un restaurant bien chic que celui de Robuchon, j’allais opter pour : https://www.tripadvisor.com , https://www.lafourchette.ch et https://www.fr.momondo.ch .

De 1996 à 1999, les apparitions télévisées de Joël Robuchon ont été diffusées sur la chaîne française TF1, dans une émission intitulée Cuisinez comme un Grand Chef En 2000, le chef a été engagé par France 3, cette fois pour présenter « Bon Appétit Bien sûr », une émission qui proposait des recettes simples, faciles à préparer pour tout spectateur et adaptées aux produits de saison. En outre, l’espace comprenait régulièrement des visites de la région et des produits typiques dont le chef invité était originaire.

La carrière de Joël Robuchon en tant que téléconducteur peut se résumer ainsi :
– 1996-1999 – Dans l’émission « Cuisinez comme un Grand Chef », sur la chaîne TF1, quotidienne, présentée avec Guy Job.
– 2000-2002 – Réalisation de l’émission « Bon Appétit Bien Sûr », également quotidienne et avec Guy Job sur France 3.
– 2002-2005.- Il développe son travail télévisuel en tant que président de la chaîne Gourmet TV et voilà qu’il ne manque pas son éternel compagnon, Guy Job. l A.I.G.

Adrià, son successeur naturel

En 1996 s’est produit un événement considéré comme crucial dans l’évolution de l’histoire de ses protagonistes. Plus précisément, Ferrán Adrià et son restaurant, elBulli. Dans une interview accordée cette année-là, Robuchon a évoqué son possible héritier dans Ferran Adrià, le désignant comme le meilleur chef du monde (une opinion qu’il avait déjà exprimée, de manière plus nuancée, en 1994).

De telles déclarations ont été la raison pour laquelle de nombreuses critiques se sont intéressées au restaurant Roses, où le chef français avait eu l’occasion de manger quatre ans plus tôt. De elBulli, on se souvient dans son récit que « Pendant les trois ou quatre jours précédents, nous étions vraiment nerveux, un sentiment qui non seulement ne nous a pas quittés à son arrivée, mais qui a même augmenté lorsqu’il nous a dit qu’il ne pouvait s’offrir qu’un menu rapide parce qu’il devait aller à Perpignan pour prendre un TGV. Nous avions évidemment pensé à un long menu, et nous avons été quelque peu déçus de penser que nous devrions le raccourcir. À notre surprise, au milieu du repas, il nous a dit que cela ne le dérangeait pas de rater le train et qu’il voulait aller jusqu’au bout. Ainsi commence l’histoire de la relation entre Robuchon et elBulli.